Reconnaissance du Somaliland par Israël : les coulisses d’une décision diplomatique controversée
La scène se joue à l’abri des regards. En octobre, le président du Somaliland — Abdirahman Mohamed Abdullahi — foule le tarmac de Jérusalem. À son arrivée, l’attendent les plus hautes autorités israéliennes. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou, le chef du Mossad David Barnea et le ministre de la Défense, Israël Katz. Aucun protocole officiel, aucun cortège médiatique. Les échanges se déroulent à huis clos, dans la plus stricte confidentialité.
De cette visite discrète, le chef du proto-État repart pourtant avec un document d’une portée considérable : une reconnaissance mutuelle. Deux mois plus tard, le 26 décembre, Israël officialise l’accord, devenant le premier pays à reconnaître le Somaliland. Le territoire avait fait sécession de la Somalie en mai 1991. À Hargeisa, la nouvelle provoque une onde de choc. Le soir même, les bâtiments s’illuminent aux couleurs d’Israël, tandis qu’une foule en liesse envahit les rues.

