P. Diddy a bien demandé par « lettre » une grâce présidentielle, mais Donald Trump ne compte pas lui accorder

P. Diddy a bien demandé par « lettre » une grâce présidentielle, mais Donald Trump ne compte pas lui accorder

Donald Trump n’accordera pas la grâce présidentielle à P. Diddy. Le président américain a clarifié sa position dans une longue interview accordée au New York Times. Le rappeur « m’a demandé une grâce », confirme-t-il, par le biais « d’une lettre ».

Interrogé sur les détails y figurant, Donald Trump a répondu de manière évasive aux journalistes. « Oh vous aimeriez voir cette lettre ? », leur a-t-il lancé, sans la présenter pour autant. Il n’a pas non plus précisé la date de la demande et les raisons de son refus. Déjà au mois d’octobre, le locataire de la Maison-Blanche avait révélé que le rappeur l’avait sollicité après avoir été reconnu coupable en juillet de transport de personnes à des fins de prostitution et condamné à cinquante mois de prison et à 500 000 dollars d’amende. Les avocats de Sean Combs, de son vrai nom, avaient fait appel.

Des relations tendues entre Donald Trump et P. Diddy

Depuis qu’il a retrouvé le Bureau ovale en janvier, Donald Trump a déjà eu recours plusieurs fois à la grâce présidentielle. Plus de 1 550 personnes, dont 1 500 émeutiers du Capitole et le créateur d’un site illégal de vente de drogues, Ross Ulbricht, en ont bénéficié.

Mais il entretient des relations tendues avec P.Diddy. À Newsmax début août, le président des Etats-Unis racontait que l’hostilité politique que Sean Combs avait affichée à son égard pendant la campagne présidentielle rendait le pardon « plus difficile ». « J’étais très ami avec lui, je m’entendais très bien avec lui et il semblait être quelqu’un de bien. Je ne le connaissais pas bien. Mais lorsque je me suis présenté aux élections, il s’est montré très hostile », expliquait-il.

C’est à l’issue d’un procès de deux mois que le rappeur a été condamné, le 2 juillet dernier, à quatre ans de prison. Il a été reconnu coupable de deux chefs d’accusations de transport de personnes en vue de se livrer à de la prostitution. Les jurés d’un tribunal fédéral de New York ont, en revanche, rejeté les accusations les plus graves de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs, lui faisant échapper à l’emprisonnement à perpétuité.

« Eh bien, il était en quelque sorte à moitié innocent », avait estimé le président auprès de Newsmax. Les victimes évoquaient, elles, une « demi-victoire » et les observateurs un rendez-vous manqué pour le parquet fédéral.