C’est l’une des mesures phares de la loi contre le narcotrafic : le « statut de repenti » est entré en vigueur cette semaine. Après les prisons de haute sécurité, la création d’un parquet dédié, le fameux PNACO, la France se dote ainsi d’un nouvel outil contre la criminalité organisée – sur le modèle italien, en favorisant les témoignages de membres d’organisations criminelles en échange de réduction de peine et d’une protection. « Un nouveau statut » qui, selon Catherine Ménabé, maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l’université de Lorraine, présente encore « des failles dans la procédure » qui pourraient « limiter le nombre de candidats volontaires » pour devenir des collaborateurs de justice.