Les États-Unis annoncent avoir mené des frappes « à grande échelle » contre Daech en Syrie
Les États-Unis ont affirmé samedi avoir mené des frappes « à grande échelle » contre le groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie, dans le cadre de leur réponse à une attaque ayant tué deux militaires américains et un traducteur en décembre dans ce pays.
Dans un communiqué diffusé sur X, vidéo à l’appui, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a expliqué avoir mené, « en collaboration avec des forces partenaires, des frappes à grande échelle contre plusieurs cibles de l’EI à travers la Syrie ».
Les États-Unis ont déjà ciblé le groupe djihadiste depuis l’attaque meurtrière du 13 décembre dans la région de Palmyre. Fin décembre, ils avaient annoncé avoir frappé des « bastions » du groupe djihadiste État islamique (EI), avec le soutien de la Jordanie.
Attaques épisodiques
L’attaque contre les Américains a été menée par un membre du groupe djihadiste, selon l’armée américaine. C’est la première fois qu’une telle attaque est rapportée en Syrie depuis la chute de Bachar-al-Assad en décembre 2024.
Pendant la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par des manifestations pro-démocratie, l’EI avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d’être défait par la coalition internationale en 2019. Malgré sa défaite, ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques.
Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, sceptique quant à la présence de soldats américains à l’étranger, s’est posée la question du maintien de cette présence militaire. Le Pentagone avait annoncé en avril que les États-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, dont l’effectif total actuel n’est pas officiellement connu.

