Guerre en Ukraine : un missile « unique » à 600 000 euros, le MICA français aperçu pour la première fois sur les chasseurs Mirage-2000

Guerre en Ukraine : un missile « unique » à 600 000 euros, le MICA français aperçu pour la première fois sur les chasseurs Mirage-2000

Ce n’est, à l’origine, qu’une simple photo d’un avion de chasse français Mirage-2000 stationné sur un aérodrome ukrainien, publiée ce week-end par une association caritative. Derrière, se cache, en fait, la confirmation d’une livraison d’arme moderne attendue depuis plusieurs mois par l’Ukraine.

Selon plusieurs sites spécialisés et sources de renseignement ouvertes, le missile français MICA de haute précision a été aperçu pour la première fois sur un chasseur de l’armée de Kiev. Le missile air-air était embarqué à bord d’un Mirage-2000 5F, retiré du service en France et transféré à l’Ukraine depuis peu.

Un missile air-air multimissions

La livraison des MICA (Missile d’Interception et de Combat Aérien) était attendue depuis au moins mars 2025, mais seule la présence de ses prédécesseurs - les MAGIC 2 - avait pour l’instant été rendue public sur le front. Mis en service en 1997, le MICA avait justement été pensé pour remplacer le MAGIC 2 de courte portée, et le Super 530 D de moyenne portée par un même missile doté de deux types d’autodirecteurs interchangeables.

En d’autres termes, le MICA se dérive en deux versions : IR à guidage infrarouge et le MICA EM à guidage radar actif, pour un coût estimé, au début des années 2000, à un peu plus de 600 000 euros selon le projet de loi de finances 2004. commandées à près de 5 000 exemplaires par 22 forces armées dans le monde dont la France en majorité évidemment, le MICA présente l’avantage d’être multimissions, c’est-à-dire efficace pour des opérations de combats aériens frontales, tout en gardant une capacité « unique » d’interception, selon son fabricant MBDA sur son site Internet.

Long d’un peu plus de 3 mètres pour 112 kg, le MICA - installable sur des Mirage-2000 et des Rafale - revendique, en revanche, une portée de seulement 80 km, inférieure à celle de ses concurrents, que ce soit l’AIM-120 américain, le Meteor européen ou encore le R-77 russe également présent sur le front ukrainien.

C’est pourquoi la direction générale pour l’armement (DGA) a signé, en novembre 2018, un contrat de commande de 200 nouveaux missiles d’interception aérienne, de combat et d’autodéfense de nouvelle génération (MICA NG). Ce dernier doit remplacer le MICA d’ici l’horizon 2030… Uniquement pour les troupes françaises dans un premier temps.