Guerre en Ukraine : « un job non rémunéré », qui est l’ex-ministre canadienne Chrystia Freeland nommée conseillère auprès de Zelensky ?

Guerre en Ukraine : « un job non rémunéré », qui est l’ex-ministre canadienne Chrystia Freeland nommée conseillère auprès de Zelensky ?

Elle a fini par revenir à ses origines ukrainiennes. La Canadienne Chrystia Freeland, ancienne ministre des Finances et des Affaires étrangères, a annoncé, ce lundi, démissionner de ses mandats dans son pays après sa nomination comme conseillère au développement économique par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

D’origine ukrainienne par sa mère, Chrystia Freeland était depuis le mois de septembre représentante spéciale du Canada pour la reconstruction de l’Ukraine après avoir occupé plusieurs portefeuilles ministériels ces dernières années. Elle était également députée pour le parti libéral (centre-gauche).

« Plus de temps pour mettre fin à cette guerre »

« L’Ukraine est au cœur du combat mondial pour la démocratie et je suis heureuse de pouvoir y contribuer bénévolement en tant que conseillère économique auprès du président Zelensky, a-t-elle écrit sur X. En acceptant ce rôle non rémunéré, je quitterai mon poste de représentante spéciale du Premier ministre Mark Carney pour la reconstruction de l’Ukraine. Dans les prochaines semaines, je quitterai également mon siège au Parlement. »

Il y a un an, Chrystia Freeland s’était portée candidate pour remplacer Justin Trudeau à la tête du Parti libéral et comme Premier ministre, mais elle avait été largement battue par Mark Carney lors d’un scrutin. Elle avait finalement accepté de rejoindre le gouvernement de ce dernier.

« Chrystia possède une grande expertise et une vaste expérience dans l’attraction d’investissements et la mise en œuvre de transformations économiques, a écrit le président ukrainien en annonçant sa nomination lundi. En ce moment, l’Ukraine doit renforcer sa résilience interne tant pour la reprise du pays si la diplomatie produit des résultats aussi rapidement que possible, que pour renforcer notre défense si, en raison des retards de nos partenaires, il faut plus de temps pour mettre fin à cette guerre. »

Ancienne journaliste et polyglotte

Longtemps parmi la garde rapprochée de Justin Trudeau et même un temps pressentie pour lui succéder, Chrystia Freeland a précipité la chute de ce dernier il y a un an en avec une démission fracassante du gouvernement. Cette ancienne journaliste et polyglotte de 57 ans (qui parle couramment ukrainien, anglais, français, italien et russe), a été ministre du Commerce international mais aussi des Affaires étrangères avant de devenir vice-Première ministre et la première femme à occuper la fonction de ministre des Finances.

Lors du premier mandat du président Donald Trump, elle a notamment mené les négociations commerciales pour la signature de l’Accord de libre-échange qui lie États-Unis, Mexique et Canada (AEUMC).