« Cela me fait peur » : après les menaces de Trump, les Colombiens redoutent une ingérence plutôt qu’une attaque

« Cela me fait peur » : après les menaces de Trump, les Colombiens redoutent une ingérence plutôt qu’une attaque

Le président Gustavo Petro pourrait-il être le prochain chef d’État « capturé » par les États-Unis ? Quelques heures après l’attaque perpétrée au Venezuela, qui a conduit à l’enlèvement de Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines, Donald Trump a réitéré ses menaces contre son homologue colombien. « Je m’en tiens à ma première déclaration (en décembre) : il produit de la cocaïne et l’envoie aux États-Unis. Il ferait donc mieux de faire gaffe à ses fesses », a-t-il asséné, lors de sa conférence de presse, samedi 3 janvier. L’intéressé a balayé ces accusations, assurant qu’il n’était nullement inquiet et qu’il « n’avait rien à cacher ».

Dans les rues colombiennes, les scènes de liesse de la diaspora vénézuélienne — le pays compte plus de 3 millions de ressortissants vénézuéliens — n’ont, pour le moment, pas cédé la place à l’angoisse. La perspective d’une offensive américaine paraît lointaine et abstraite.